Incidence, distribution géographique et saisonnalité du syndrome néphrotique idiopathique de l’enfant en France : une étude nationale à partir des données médico-administratives
{"title":"Incidence, distribution géographique et saisonnalité du syndrome néphrotique idiopathique de l’enfant en France : une étude nationale à partir des données médico-administratives","authors":"Cyrielle Parmentier , Florian Bayer , Elodie Merieau , Claire Dossier , Julien Hogan","doi":"10.1016/j.perped.2026.01.012","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’épidémiologie du syndrome néphrotique idiopathique (SNI) de l’enfant reste mal documentée à l’échelle populationnelle.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>À partir du Système national des données de santé (SNDS), nous avons identifié les cas incidents de SNI chez les moins de 20 ans entre 2013 et 2023, grâce au couplage des codes hospitaliers et de la délivrance de corticoïdes oraux. Les clusters spatiaux ont été détectés par SaTScan et la saisonnalité évaluée par décomposition STL.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La cohorte SNDS comprenait 4475 enfants/adolescents incidents avec un SNI. La validation externe dans NEPHROVIR a montré une sensibilité de 84 %, avec des distributions d’âge et sexe comparables. L’incidence annuelle moyenne était de 2,49 pour 100 000 personnes-années (IC95 % : 2,41–2,56), plus élevée chez les garçons (3,05) que chez les filles (1,93), IRR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,6. Deux clusters géographiques ont été identifiés : un secteur urbain du nord-est de la région parisienne (SIR : 1,59 ; IC95 % : 1,46–1,73 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et un corridor périurbain du sud-ouest de la France (SIR : 1,34 ; IC95 % : 1,23–1,46 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), marqué par une fréquence accrue d’antécédents d’asthme et d’atopie. L’analyse STL a montré une saisonnalité bimodale, avec un pic hivernal et un autre au printemps.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Cette étude nationale fournit les premières estimations exhaustives de l’incidence du SNI pédiatrique en France. Les clusters géographiques, la saisonnalité bimodale et la fréquence accrue d’atopie/asthme suggèrent l’influence de facteurs environnementaux et infectieux. L’utilisation des données médico-administratives offre un modèle reproductible pour surveiller les maladies rénales rares en santé publique.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"9 1","pages":"Page 69"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Perfectionnement en Pédiatrie","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2588932X26000124","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/3/20 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Contexte
L’épidémiologie du syndrome néphrotique idiopathique (SNI) de l’enfant reste mal documentée à l’échelle populationnelle.
Méthodes
À partir du Système national des données de santé (SNDS), nous avons identifié les cas incidents de SNI chez les moins de 20 ans entre 2013 et 2023, grâce au couplage des codes hospitaliers et de la délivrance de corticoïdes oraux. Les clusters spatiaux ont été détectés par SaTScan et la saisonnalité évaluée par décomposition STL.
Résultats
La cohorte SNDS comprenait 4475 enfants/adolescents incidents avec un SNI. La validation externe dans NEPHROVIR a montré une sensibilité de 84 %, avec des distributions d’âge et sexe comparables. L’incidence annuelle moyenne était de 2,49 pour 100 000 personnes-années (IC95 % : 2,41–2,56), plus élevée chez les garçons (3,05) que chez les filles (1,93), IRR = 1,6. Deux clusters géographiques ont été identifiés : un secteur urbain du nord-est de la région parisienne (SIR : 1,59 ; IC95 % : 1,46–1,73 ; p < 0,001) et un corridor périurbain du sud-ouest de la France (SIR : 1,34 ; IC95 % : 1,23–1,46 ; p < 0,001), marqué par une fréquence accrue d’antécédents d’asthme et d’atopie. L’analyse STL a montré une saisonnalité bimodale, avec un pic hivernal et un autre au printemps.
Conclusions
Cette étude nationale fournit les premières estimations exhaustives de l’incidence du SNI pédiatrique en France. Les clusters géographiques, la saisonnalité bimodale et la fréquence accrue d’atopie/asthme suggèrent l’influence de facteurs environnementaux et infectieux. L’utilisation des données médico-administratives offre un modèle reproductible pour surveiller les maladies rénales rares en santé publique.