{"title":"Nombreuses victimes en urgence absolue : et si l’événement avait en fait une composante radiologique ou chimique? La phase pré-hospitalière","authors":"Frédéric Dorandeu , Weniko Caré , David Fontaine , Hervé Delacour","doi":"10.1016/j.pxur.2026.01.006","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>Depuis les années 1990 et les attentats chimiques au Japon (1994, 1995), la possibilité d’événements impliquant des matières toxiques ou radioactives est bien ancrée dans les esprits de tous les services susceptibles d’intervenir en pré-hospitalier ou de recevoir des victimes à l’hôpital. Au fil des décennies, grâce notamment aux échanges interministériels et avec nos partenaires internationaux les bonnes pratiques se sont affinées, se sont consolidées, à la recherche toujours de l’équilibre entre l’indispensable, le souhaitable et le réalisable. Depuis que les bases sont bien posées, le processus d’amélioration continue nous conduit à aborder des cas plus complexes, dont le point commun dans le présent article est un fait générateur de nombreuses victimes en urgence absolue (UA), nécessitant un transfert vers l’hôpital au plus vite, avant même que puisse être peut-être détectée la nature « non conventionnelle » de l’événement. Au travers de trois scénarios d’impact et de difficulté croissants, l’article amène à réfléchir aux axes d’amélioration des pratiques nécessaires pour y faire face. La caractérisation précoce de la nature non conventionnelle de l’événement reste la clé majeure du succès. Même si la nature chimique de l’événement chimique est mise en évidence, la gestion de la contamination des UA non encore transportées à l’hôpital reste un défi majeur : prendre en compte la contamination sans perte de chance. Évaluer le rapport bénéfices/risques dans une telle situation de crise requiert de très bonnes connaissances théoriques et pratiques. Face à des événements en apparence dissociés dans le temps et l’espace, les progrès dans l’analyse des données massives pourront peut-être dans l’avenir réduire le délai d’identification de la nature non conventionnelle de l’événement. Cela ne remplacera toutefois pas la formation, le maintien des connaissances et l’entraînement du plus grand nombre d’acteurs de l’urgence.</div></div><div><div>Since the 1990s and the chemical attacks in Japan (1994, 1995), the possibility of incidents involving toxic or radioactive materials has become firmly entrenched in the minds of all services likely to intervene in pre-hospital care or receive casualties in the hospital. Over the decades, thanks in particular to inter-ministerial exchanges and collaboration with our international partners, best practices have been refined and consolidated, always striving for a balance between what is essential, desirable, and feasible. Now that these foundations are firmly established, the continuous improvement process leads us to address more complex cases, the common thread of which in this article is an event that generates numerous victims in critical condition, requiring immediate transfer to the hospital, even before the potentially “unconventional” nature of the event can be detected. Through three scenarios of increasing impact and difficulty, this article prompts reflection on the areas for improvement in practices necessary to address such situations. Early characterization of the unconventional nature of an event remains the key to success. Even if the chemical nature of the event is identified, managing the contamination of victims in critical condition not yet transported to the hospital remains a major challenge: managing contamination without compromising patient chances of survival. Assessing the benefit-risk ratio in such a crisis situation requires a high level of theoretical and practical knowledge. To manage situations when events appear disconnected in time and space, advances in big data analysis may, in the future, reduce the time required to identify the unconventional nature of an event. However, this will not replace the training, ongoing professional development, and exercises of the greatest possible number of emergency responders.</div></div>","PeriodicalId":100904,"journal":{"name":"Médecine de Catastrophe - Urgences Collectives","volume":"10 1","pages":"Pages 11-18"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Médecine de Catastrophe - Urgences Collectives","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1279847926000066","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2026/2/13 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Depuis les années 1990 et les attentats chimiques au Japon (1994, 1995), la possibilité d’événements impliquant des matières toxiques ou radioactives est bien ancrée dans les esprits de tous les services susceptibles d’intervenir en pré-hospitalier ou de recevoir des victimes à l’hôpital. Au fil des décennies, grâce notamment aux échanges interministériels et avec nos partenaires internationaux les bonnes pratiques se sont affinées, se sont consolidées, à la recherche toujours de l’équilibre entre l’indispensable, le souhaitable et le réalisable. Depuis que les bases sont bien posées, le processus d’amélioration continue nous conduit à aborder des cas plus complexes, dont le point commun dans le présent article est un fait générateur de nombreuses victimes en urgence absolue (UA), nécessitant un transfert vers l’hôpital au plus vite, avant même que puisse être peut-être détectée la nature « non conventionnelle » de l’événement. Au travers de trois scénarios d’impact et de difficulté croissants, l’article amène à réfléchir aux axes d’amélioration des pratiques nécessaires pour y faire face. La caractérisation précoce de la nature non conventionnelle de l’événement reste la clé majeure du succès. Même si la nature chimique de l’événement chimique est mise en évidence, la gestion de la contamination des UA non encore transportées à l’hôpital reste un défi majeur : prendre en compte la contamination sans perte de chance. Évaluer le rapport bénéfices/risques dans une telle situation de crise requiert de très bonnes connaissances théoriques et pratiques. Face à des événements en apparence dissociés dans le temps et l’espace, les progrès dans l’analyse des données massives pourront peut-être dans l’avenir réduire le délai d’identification de la nature non conventionnelle de l’événement. Cela ne remplacera toutefois pas la formation, le maintien des connaissances et l’entraînement du plus grand nombre d’acteurs de l’urgence.
Since the 1990s and the chemical attacks in Japan (1994, 1995), the possibility of incidents involving toxic or radioactive materials has become firmly entrenched in the minds of all services likely to intervene in pre-hospital care or receive casualties in the hospital. Over the decades, thanks in particular to inter-ministerial exchanges and collaboration with our international partners, best practices have been refined and consolidated, always striving for a balance between what is essential, desirable, and feasible. Now that these foundations are firmly established, the continuous improvement process leads us to address more complex cases, the common thread of which in this article is an event that generates numerous victims in critical condition, requiring immediate transfer to the hospital, even before the potentially “unconventional” nature of the event can be detected. Through three scenarios of increasing impact and difficulty, this article prompts reflection on the areas for improvement in practices necessary to address such situations. Early characterization of the unconventional nature of an event remains the key to success. Even if the chemical nature of the event is identified, managing the contamination of victims in critical condition not yet transported to the hospital remains a major challenge: managing contamination without compromising patient chances of survival. Assessing the benefit-risk ratio in such a crisis situation requires a high level of theoretical and practical knowledge. To manage situations when events appear disconnected in time and space, advances in big data analysis may, in the future, reduce the time required to identify the unconventional nature of an event. However, this will not replace the training, ongoing professional development, and exercises of the greatest possible number of emergency responders.
自1990年代和日本发生化学武器袭击(1994年、1995年)以来,涉及有毒或放射性物质的事件的可能性已成为所有能够在院前进行干预或在医院接待受害者的服务部门的一个根深蒂固的想法。在过去的几十年里,特别是通过部门间的交流以及与我们的国际伙伴的交流,良好的做法得到了完善和巩固,始终在必要的、可取的和可行的之间寻求平衡。自从远打下的持续改进的过程,促使我们处理更复杂的情况下,本条中其中一个共同点是紧急事件,许多受害者绝对(UA),需要尽快转移到医院前,或许能发现大自然«»非常规事件。通过三个影响和难度不断增加的场景,本文提出了解决这一问题所需的实践改进方法。早期识别事件的非传统性质仍然是成功的关键。即使化学事件的化学性质被强调,管理尚未被送往医院的贫铀弹药的污染仍然是一个重大挑战:在不失去机会的情况下考虑污染。在这种危机情况下评估收益/风险比需要非常好的理论和实践知识。面对在时间和空间上看似分离的事件,大数据分析的进步可能会在未来缩短识别事件非常规性质的时间。然而,这并不能取代对尽可能多的应急人员的培训、知识保留和培训。自1990年代和日本的化学袭击(1994年、1995年)以来,涉及有毒或放射性物质的事故的可能性已在所有可能干预院前护理或在医院接受事故的服务人员的思想中得到强烈培训。在过去的几十年里,特别是由于与我们的国际伙伴的部际交流和合作,最佳做法已得到完善和巩固,始终努力在必要、理想和可行之间取得平衡。Now that these are基金会上面写的,us to the持续改进流程promenade地址块more complex), the common丝线of which is an event in this篇that generates numerous灾民in critical条件,现阶段要求被鼓动transfer to the hospital, even the可能赶到“认真”of the event can be骨化的性质。本文通过三种影响和困难增加的情景,促使人们反思应对这种情况所需的实践改进领域。对事件的早期描述仍然是成功的关键。即使确定了事件的化学性质,管理尚未被送往医院的危重受害者的污染仍然是一项重大挑战:在不影响患者生存机会的情况下管理污染。在这种危机情况下评估收益-风险比率需要高水平的理论和实践知识。为了管理事件在时间和空间上似乎不相关的情况,未来大数据分析的进步可能会减少识别事件非传统性质所需的时间。然而,这不会取代尽可能多的紧急反应人员的培训、正在进行的专业发展和演习。