{"title":"Prise en charge au bloc opératoire d’un blessé contaminé par un agent chimique","authors":"W. Caré","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.025","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>La prise en charge au bloc opératoire d’un patient contaminé par un agent du risque chimique expose à un risque de contamination secondaire du personnel par des projections liquides et/ou des vapeurs depuis une plaie pénétrante <span><span>[1]</span></span>. Parmi les agents du risque chimique agressif, l’ypérite semble être l’agent le plus propice à occasionner des blessés contaminés, non décédés rapidement des suites de l’exposition à l’agent chimique, et pouvant bénéficier d’une prise en charge chirurgicale en urgence (de type <em>damage control</em>) après décontamination pré-hospitalière. Les moyens actuellement mis en œuvre, à savoir la décontamination pré-hospitalière, la mise en condition opérationnelle du bloc opératoire et le port d’éléments de protection individuels (EPI), permettent de maîtriser le risque de contamination secondaire. Toutefois, le port d’EPI dont le niveau de protection est supérieur au risque présenté entrave l’efficience de la prise en charge médicale. En milieu hospitalier, l’impact négatif du port d’un équipement comprenant un appareil respiratoire filtrant sur les performances de réalisation des procédures a été montré. Le port de gants de protection en butyle altère la dextérité et la nécessité de disposer en milieu hospitalier de gants ajustés pour réaliser les soins est rapportée. Nous présentons les différentes modalités de protection du personnel soignant selon l’évaluation du risque d’exposition secondaire par phases liquide et/ou vapeur.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S95"},"PeriodicalIF":2.2000,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Toxicologie Analytique et Clinique","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352007825002185","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2025/10/25 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q4","JCRName":"TOXICOLOGY","Score":null,"Total":0}
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Abstract
La prise en charge au bloc opératoire d’un patient contaminé par un agent du risque chimique expose à un risque de contamination secondaire du personnel par des projections liquides et/ou des vapeurs depuis une plaie pénétrante [1]. Parmi les agents du risque chimique agressif, l’ypérite semble être l’agent le plus propice à occasionner des blessés contaminés, non décédés rapidement des suites de l’exposition à l’agent chimique, et pouvant bénéficier d’une prise en charge chirurgicale en urgence (de type damage control) après décontamination pré-hospitalière. Les moyens actuellement mis en œuvre, à savoir la décontamination pré-hospitalière, la mise en condition opérationnelle du bloc opératoire et le port d’éléments de protection individuels (EPI), permettent de maîtriser le risque de contamination secondaire. Toutefois, le port d’EPI dont le niveau de protection est supérieur au risque présenté entrave l’efficience de la prise en charge médicale. En milieu hospitalier, l’impact négatif du port d’un équipement comprenant un appareil respiratoire filtrant sur les performances de réalisation des procédures a été montré. Le port de gants de protection en butyle altère la dextérité et la nécessité de disposer en milieu hospitalier de gants ajustés pour réaliser les soins est rapportée. Nous présentons les différentes modalités de protection du personnel soignant selon l’évaluation du risque d’exposition secondaire par phases liquide et/ou vapeur.