Imagerie de l’épaule opérée : coiffe, Instabilité, prothèse

Q4 Medicine
Vincent Martinel , Marie Faruch , Maxime Pastor , Geoffroy Nourissat
{"title":"Imagerie de l’épaule opérée : coiffe, Instabilité, prothèse","authors":"Vincent Martinel ,&nbsp;Marie Faruch ,&nbsp;Maxime Pastor ,&nbsp;Geoffroy Nourissat","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.007","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>Le recours à une imagerie après chirurgie de l’épaule doit être justifié, non systématique et apporter un véritable bénéfice pour le patient. Actuellement, il n’existe pas de consensus sur les indications d’imagerie pour les patients présentant une bonne évolution postopératoire, sans complications et avec de bons résultats fonctionnels. En cas d’évolution non favorable, les indications sont plus claires. La radiographie conventionnelle reste incontournable qui, combinée à l’échographie, constitue le socle de première intention. Les techniques d’imagerie de seconde intention, comme le scanner ou l’IRM, sont choisies en fonction du type de chirurgie réalisée, du contexte clinique du patient et des questions posées par le chirurgien à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Le scanner, bien que facilement accessible, implique une irradiation « maîtrisée » et est susceptible de générer des artéfacts avec les implants métalliques. L’IRM, qui offre une excellente visualisation des tissus mous et ce sans irradiation, peut aussi présenter des risques d’artéfacts, bien que des avancées technologiques récentes aient atténué ce problème. L’arthroscanner est couramment utilisé en France, tandis que l’arthro-IRM, bien qu’efficace, reste insuffisamment demandée. La scintigraphie garde des indications très limitées. La réalisation d’une échographie nécessite une formation spécifique et une courbe d’apprentissage. Elle peut être précieuse dans les mains d’un chirurgien orthopédiste formé, utilisée comme un prolongement de l’examen clinique et appelée échoscopie. Cependant, un radiologue spécialisé musculosquelettique peut fournir un diagnostic dynamique souvent supérieur à celui d’une imagerie statique en coupe. Ainsi, toute demande d’imagerie devrait être le fruit d’une collaboration entre chirurgiens et radiologues, adaptée aux ressources disponibles, pouvant varier sur le territoire de santé.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V : avis d’expert.</div></div><div><div>The use of imaging after shoulder surgery should be considered carefully, not systematically, and should provide a real benefit for the patient. Currently, there is no consensus on imaging indications for patients showing good postoperative progress, without complications and with satisfactory functional outcomes. In cases of unfavorable progress, the indications are clearer. Conventional radiography remains essential, and when combined with ultrasound, forms the first-line approach. Second-line imaging techniques, such as CT scans or MRI, are selected based on the type of surgery performed, the patient's clinical context, and the diagnostic and/or therapeutic questions the surgeon is addressing. In France, CT scans, although easily accessible, involve “controlled” radiation exposure and can produce artifacts with metallic implants. MRI, which provides excellent visualization of soft tissues without radiation, can also present risks of artifacts, although recent technological advances have mitigated this issue. Arthro-CT is commonly used in France, whereas arthro-MRI, although effective, remains underutilized. Scintigraphy has very limited indications. Performing an ultrasound scanning requires specific training and a learning curve. It can be valuable in the hands of a trained orthopedic surgeon, used as an extension of the clinical examination and referred to as “echoscopy”. However, a specialized musculoskeletal radiologist can often provide a more accurate dynamic diagnosis compared to static sectional imaging. Thus, any imaging request should result from collaboration between surgeons and radiologists, adapted to the available resources, which can vary across different healthcare regions.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V: expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 720-734"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1877051725001649","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2025/8/16 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q4","JCRName":"Medicine","Score":null,"Total":0}
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Abstract

Le recours à une imagerie après chirurgie de l’épaule doit être justifié, non systématique et apporter un véritable bénéfice pour le patient. Actuellement, il n’existe pas de consensus sur les indications d’imagerie pour les patients présentant une bonne évolution postopératoire, sans complications et avec de bons résultats fonctionnels. En cas d’évolution non favorable, les indications sont plus claires. La radiographie conventionnelle reste incontournable qui, combinée à l’échographie, constitue le socle de première intention. Les techniques d’imagerie de seconde intention, comme le scanner ou l’IRM, sont choisies en fonction du type de chirurgie réalisée, du contexte clinique du patient et des questions posées par le chirurgien à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Le scanner, bien que facilement accessible, implique une irradiation « maîtrisée » et est susceptible de générer des artéfacts avec les implants métalliques. L’IRM, qui offre une excellente visualisation des tissus mous et ce sans irradiation, peut aussi présenter des risques d’artéfacts, bien que des avancées technologiques récentes aient atténué ce problème. L’arthroscanner est couramment utilisé en France, tandis que l’arthro-IRM, bien qu’efficace, reste insuffisamment demandée. La scintigraphie garde des indications très limitées. La réalisation d’une échographie nécessite une formation spécifique et une courbe d’apprentissage. Elle peut être précieuse dans les mains d’un chirurgien orthopédiste formé, utilisée comme un prolongement de l’examen clinique et appelée échoscopie. Cependant, un radiologue spécialisé musculosquelettique peut fournir un diagnostic dynamique souvent supérieur à celui d’une imagerie statique en coupe. Ainsi, toute demande d’imagerie devrait être le fruit d’une collaboration entre chirurgiens et radiologues, adaptée aux ressources disponibles, pouvant varier sur le territoire de santé.

Niveau de preuve

V : avis d’expert.
The use of imaging after shoulder surgery should be considered carefully, not systematically, and should provide a real benefit for the patient. Currently, there is no consensus on imaging indications for patients showing good postoperative progress, without complications and with satisfactory functional outcomes. In cases of unfavorable progress, the indications are clearer. Conventional radiography remains essential, and when combined with ultrasound, forms the first-line approach. Second-line imaging techniques, such as CT scans or MRI, are selected based on the type of surgery performed, the patient's clinical context, and the diagnostic and/or therapeutic questions the surgeon is addressing. In France, CT scans, although easily accessible, involve “controlled” radiation exposure and can produce artifacts with metallic implants. MRI, which provides excellent visualization of soft tissues without radiation, can also present risks of artifacts, although recent technological advances have mitigated this issue. Arthro-CT is commonly used in France, whereas arthro-MRI, although effective, remains underutilized. Scintigraphy has very limited indications. Performing an ultrasound scanning requires specific training and a learning curve. It can be valuable in the hands of a trained orthopedic surgeon, used as an extension of the clinical examination and referred to as “echoscopy”. However, a specialized musculoskeletal radiologist can often provide a more accurate dynamic diagnosis compared to static sectional imaging. Thus, any imaging request should result from collaboration between surgeons and radiologists, adapted to the available resources, which can vary across different healthcare regions.

Level of evidence

V: expert opinion.
肩部手术影像:头饰、不稳定、假肢
肩部手术后成像的使用必须是合理的,而不是系统的,并为患者带来真正的好处。目前,对于术后发展良好、无并发症、功能结果良好的患者,影像学适应症还没有达成共识。在不利的情况下,指示会更清楚。传统的x射线照相仍然是不可避免的,它与超声波相结合,构成了第一个意图的基础。二次成像技术,如扫描仪或MRI,是根据所进行的手术类型、患者的临床背景以及外科医生提出的诊断和/或治疗问题来选择的。这种扫描仪虽然很容易获得,但涉及到“受控”的辐射,而且很可能与金属植入物一起产生人工制品。核磁共振成像在没有辐射的情况下可以很好地观察软组织,它也可能带来人工制品的风险,尽管最近的技术进步已经减少了这个问题。关节扫描仪在法国被广泛使用,而关节核磁共振成像虽然有效,但仍然缺乏需求。闪烁图保留了非常有限的指示。超声检查需要特定的培训和学习曲线。它在训练有素的骨科医生手中是有价值的,可以作为临床检查的延伸,称为超声检查。然而,一个专门的肌肉骨骼放射科医生可以提供动态诊断,通常比静态剪切成像更好。因此,任何成像请求都应由外科医生和放射科医生之间的合作产生,这种合作应适应现有资源,可能因卫生领域而异。证据级别V:专家意见。肩部手术后成像的使用应谨慎考虑,而不是系统地考虑,并应为患者提供真正的好处。目前,对于术后进展良好、无并发症、功能结果令人满意的患者的影像学适应症还没有达成共识。在不利进展的情况下,指示是明确的。传统x射线仍然是必不可少的,当与超声波结合时,形成一线方法。二线成像技术,如CT扫描或MRI,是根据所进行的手术类型、患者的临床背景以及外科医生正在解决的诊断和/或治疗问题来选择的。在法国,CT扫描虽然很容易获得,但涉及“控制”辐射暴露,可以产生带有金属植入物的人工制品。核磁共振成像可以在没有辐射的情况下对软组织进行良好的可视化,也可能带来人工制品的风险,尽管最近的技术进步减轻了这一问题。关节CT在英国被广泛使用,而关节MRI虽然有效,但仍未得到充分利用。扫描的适应症非常有限。进行超声波扫描需要特定的培训和学习曲线。它在训练有素的骨科外科医生手中可能是有价值的,作为临床检查的延伸,被称为“超声”。然而,与静态剖面成像相比,专门的肌肉骨骼放射科医生通常可以提供更准确的动态诊断。因此,任何成像请求都应由外科医生和放射科医生之间的合作产生,并适应不同卫生保健地区可能不同的现有资源。证据水平V:专家意见。
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期刊介绍: A 118 ans, la Revue de Chirurgie orthopédique franchit, en 2009, une étape décisive dans son développement afin de renforcer la diffusion et la notoriété des publications francophones auprès des praticiens et chercheurs non-francophones. Les auteurs ayant leurs racines dans la francophonie trouveront ainsi une chance supplémentaire de voir reconnus les qualités et le intérêt de leurs recherches par le plus grand nombre.
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