O. Ben Younes, R. Amdouni, S. Ben Ahmed, G. Baganni
{"title":"Les séquelles de virose pulmonaires en pédiatrie : à propos de neuf cas","authors":"O. Ben Younes, R. Amdouni, S. Ben Ahmed, G. Baganni","doi":"10.1016/j.perped.2025.01.047","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte & objectifs</h3><div>Décrire les différents aspects cliniques et évolutifs des enfants atteints de bronchiolite oblitérante post-infectieuse (BOPI).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective descriptive réalisée au service de médecine infantile « A » de l’hôpital d’enfants de Tunis sur une période de 13 ans.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Nous avons colligé 9 cas : 6 garçons et 3 filles. L’âge médian au moment du diagnostic était de 24,1 mois [5 mois–12 ans]. Plus que la moitié des patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6) avaient des antécédents de bronchopneumopathies récidivantes. L’examen clinique a objectivé une polypnée constante chez tous les patients. Sept patients étaient hypoxiques à l’air ambiant dont la moitié ont nécessité un séjour en réanimation médicale avec une ventilation mécanique dans quatre cas. Un PCR multiplex nasal a été réalisé chez cinq patients isolant les germes suivants : adénovirus (2/4), entérovirus (1/4), bocavirus (1/4), H1N1 (1/4) et Haemophilus (2/4). Une TDM thoracique a été réalisée chez tous les patients montrant un aspect en mosaïque pathognomonique de BOPI dans sept cas. La corticothérapie par voie générale et les macrolides à visée anti-inflammatoire ont été prescrits pour tous nos patients. Huit patients ont reçu les cures de méthylprednisolone sous forme de pulsothérapie. L’évolution était favorable dans sept cas. L’issue était fatale pour deux patients.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Les séquelles de virose notamment la BOPI représentent une cause rare de maladie pulmonaire obstructive chronique. La prise en charge thérapeutique n’est pas consensuelle mais repose surtout sur la corticothérapie.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"8 1","pages":"Page 91"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Perfectionnement en Pédiatrie","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2588932X25000476","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
引用次数: 0
Abstract
Contexte & objectifs
Décrire les différents aspects cliniques et évolutifs des enfants atteints de bronchiolite oblitérante post-infectieuse (BOPI).
Méthodes
Étude rétrospective descriptive réalisée au service de médecine infantile « A » de l’hôpital d’enfants de Tunis sur une période de 13 ans.
Résultats et discussion
Nous avons colligé 9 cas : 6 garçons et 3 filles. L’âge médian au moment du diagnostic était de 24,1 mois [5 mois–12 ans]. Plus que la moitié des patients (n = 6) avaient des antécédents de bronchopneumopathies récidivantes. L’examen clinique a objectivé une polypnée constante chez tous les patients. Sept patients étaient hypoxiques à l’air ambiant dont la moitié ont nécessité un séjour en réanimation médicale avec une ventilation mécanique dans quatre cas. Un PCR multiplex nasal a été réalisé chez cinq patients isolant les germes suivants : adénovirus (2/4), entérovirus (1/4), bocavirus (1/4), H1N1 (1/4) et Haemophilus (2/4). Une TDM thoracique a été réalisée chez tous les patients montrant un aspect en mosaïque pathognomonique de BOPI dans sept cas. La corticothérapie par voie générale et les macrolides à visée anti-inflammatoire ont été prescrits pour tous nos patients. Huit patients ont reçu les cures de méthylprednisolone sous forme de pulsothérapie. L’évolution était favorable dans sept cas. L’issue était fatale pour deux patients.
Conclusions
Les séquelles de virose notamment la BOPI représentent une cause rare de maladie pulmonaire obstructive chronique. La prise en charge thérapeutique n’est pas consensuelle mais repose surtout sur la corticothérapie.