Analyse descriptive des nourrissons hospitalisés pour bronchiolite en 2022–2023 et 2023–2024 dans le service de pédiatrie générale de l’hôpital Bicêtre
{"title":"Analyse descriptive des nourrissons hospitalisés pour bronchiolite en 2022–2023 et 2023–2024 dans le service de pédiatrie générale de l’hôpital Bicêtre","authors":"H. Renaudin, T. Guiddir","doi":"10.1016/j.perped.2025.01.043","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte & objectifs</h3><div>La bronchiolite est une infection virale des voies aériennes basses responsable d’un pic d’hospitalisation hivernal. Le nirsevimab, un anticorps monoclonal indiqué pour prévenir les infections sévères dues au VRS chez les nourrissons, a été autorisé en France à partir de septembre 2023. L’objectif de notre étude était de comparer le profil clinique et la prévalence des infections virales retrouvées par test PCR nasopharyngé chez les nourrissons hospitalisés pour bronchiolite durant deux saisons hivernales.</div><div>.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude descriptive rétrospective et monocentrique incluant les enfants âgés de moins de 12 mois hospitalisés entre le 15/09/2022 et le 15/02/2023, et entre le 15/09/2023 et le 15/02/2024.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>En 2022–2023, 220 nourrissons ont été hospitalisés contre 164 en 2023-2024, dont 27 avaient reçu le nirsevimab. La détection du VRS entre 2022–2023 et 2023–2024 n’était pas significativement différente (76 % et 73 % respectivement). La prévalence du VRS parmi les patients ayant reçu le nirsevimab était de 44 % versus 77 % chez ceux ne l’ayant pas reçu. Seule la prévalence d’adénovirus et de <em>Mycoplasma pneumonia</em> était statistiquement différente entre ces 2 années. La saison 2023–2024 a été marquée par des patients moins sévères avec moins de passage en réanimation et de recours à la ventilation non invasive comparativement à la saison précédente. La prévalence du VRS n’était pas significativement différente entre les 2 années, dans un contexte de faible diffusion du nirsevimab. Une augmentation significative de détection par test PCR d’adenovirus et de <em>M</em>. <em>pneumonia</em> a été retrouvée.</div></div>","PeriodicalId":101006,"journal":{"name":"Perfectionnement en Pédiatrie","volume":"8 1","pages":"Page 89"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Perfectionnement en Pédiatrie","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2588932X25000439","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Contexte & objectifs
La bronchiolite est une infection virale des voies aériennes basses responsable d’un pic d’hospitalisation hivernal. Le nirsevimab, un anticorps monoclonal indiqué pour prévenir les infections sévères dues au VRS chez les nourrissons, a été autorisé en France à partir de septembre 2023. L’objectif de notre étude était de comparer le profil clinique et la prévalence des infections virales retrouvées par test PCR nasopharyngé chez les nourrissons hospitalisés pour bronchiolite durant deux saisons hivernales.
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Méthodes
Étude descriptive rétrospective et monocentrique incluant les enfants âgés de moins de 12 mois hospitalisés entre le 15/09/2022 et le 15/02/2023, et entre le 15/09/2023 et le 15/02/2024.
Résultats et discussion
En 2022–2023, 220 nourrissons ont été hospitalisés contre 164 en 2023-2024, dont 27 avaient reçu le nirsevimab. La détection du VRS entre 2022–2023 et 2023–2024 n’était pas significativement différente (76 % et 73 % respectivement). La prévalence du VRS parmi les patients ayant reçu le nirsevimab était de 44 % versus 77 % chez ceux ne l’ayant pas reçu. Seule la prévalence d’adénovirus et de Mycoplasma pneumonia était statistiquement différente entre ces 2 années. La saison 2023–2024 a été marquée par des patients moins sévères avec moins de passage en réanimation et de recours à la ventilation non invasive comparativement à la saison précédente. La prévalence du VRS n’était pas significativement différente entre les 2 années, dans un contexte de faible diffusion du nirsevimab. Une augmentation significative de détection par test PCR d’adenovirus et de M. pneumonia a été retrouvée.