A. Abdellaoui , A. Schiazza , M. Masse , M. Razzouk Cadet , J. Darcourt
{"title":"Intérêt de répéter un examen TEP cérébral à la [18F]-FDOPA dans les syndromes parkinsoniens ?","authors":"A. Abdellaoui , A. Schiazza , M. Masse , M. Razzouk Cadet , J. Darcourt","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.014","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La TEP [18F]-FDOPA est utilisée pour le diagnostic des syndromes parkinsoniens incluant la maladie de Parkinson idiopathique (MPI) et les syndromes parkinsoniens atypiques (SPA). Elle est parfois répétée à la demande du clinicien pour confirmer ou modifier un diagnostic initial. Nous avons étudié l’utilité en pratique courante de ce deuxième examen.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>C’est une étude rétrospective portant sur 75 patients d’un âge moyen de 75 ans, ayant bénéficié de deux TEP cérébrales à la [18F|-FDOPA entre 2018 et 2024 avec des délais variables entre 1 et 77 mois pour une médiane de 22 mois. Ils étaient adressés par leur neurologue devant la suspicion clinique d’un syndrome parkinsonien. L’examen a été répété à la demande explicite du même ou d’un autre neurologue. Il s’agissait toujours d’une question diagnostique. Après un jeûne protéique de 4<!--> <!-->h, les patients recevaient 100<!--> <!-->mg de Carbidopa per os puis l’injection IV de 3<!--> <!-->MBq/kg de [18F]-FDOPA 1<!--> <!-->h après. Une acquisition statique de 6<!--> <!-->minutes était réalisée 90<!--> <!-->minutes plus tard avec une caméra numérique (Siemens, Vision 600). L’interprétation des images étaient basée sur une analyse visuelle et quantitative comparée à une base de données normales (logiciel Striatal analysis in syngo.via® siemens-healthineers).</div></div><div><h3>Résultat</h3><div>Sur les 75 patients, 54 ont un examen initial considéré comme normal et 21 un examen interprété comme pathologique (9 aspects de MPI, 2 syndromes cortico-basaux (SCB), 6 SPA, 2 MPI/SPA et 2 examens douteux). Sur le 2<sup>e</sup> examen, les résultats sont inchangés dans 93 % des cas. L’interprétation a changé dans 5 cas : 1 MPI/SPA en MPI et 4 normaux devenus pathologiques (2 SCB et 2 MPI). Aucun patient initialement pathologique n’a été ensuite considéré comme normal. On ne retrouve pas d’effet du délai entre les deux examens. En cas de diagnostic initial de MPI, il n’était pas modifié, mais l’atteinte était généralement quantitativement plus sévère.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude montre qu’il est généralement inutile de répéter une TEP [18F]-FDOPA dans un but diagnostique. Si elle est normale pour un patient suspect de MPI, conformément à la physiopathologie de la MPI, la TEP [18F]-FDOPA a une forte valeur prédictive négative. On ne peut pas généraliser ce résultat aux SPA.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 126"},"PeriodicalIF":0.2000,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0928125825000142","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q4","JCRName":"PATHOLOGY","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
La TEP [18F]-FDOPA est utilisée pour le diagnostic des syndromes parkinsoniens incluant la maladie de Parkinson idiopathique (MPI) et les syndromes parkinsoniens atypiques (SPA). Elle est parfois répétée à la demande du clinicien pour confirmer ou modifier un diagnostic initial. Nous avons étudié l’utilité en pratique courante de ce deuxième examen.
Méthode
C’est une étude rétrospective portant sur 75 patients d’un âge moyen de 75 ans, ayant bénéficié de deux TEP cérébrales à la [18F|-FDOPA entre 2018 et 2024 avec des délais variables entre 1 et 77 mois pour une médiane de 22 mois. Ils étaient adressés par leur neurologue devant la suspicion clinique d’un syndrome parkinsonien. L’examen a été répété à la demande explicite du même ou d’un autre neurologue. Il s’agissait toujours d’une question diagnostique. Après un jeûne protéique de 4 h, les patients recevaient 100 mg de Carbidopa per os puis l’injection IV de 3 MBq/kg de [18F]-FDOPA 1 h après. Une acquisition statique de 6 minutes était réalisée 90 minutes plus tard avec une caméra numérique (Siemens, Vision 600). L’interprétation des images étaient basée sur une analyse visuelle et quantitative comparée à une base de données normales (logiciel Striatal analysis in syngo.via® siemens-healthineers).
Résultat
Sur les 75 patients, 54 ont un examen initial considéré comme normal et 21 un examen interprété comme pathologique (9 aspects de MPI, 2 syndromes cortico-basaux (SCB), 6 SPA, 2 MPI/SPA et 2 examens douteux). Sur le 2e examen, les résultats sont inchangés dans 93 % des cas. L’interprétation a changé dans 5 cas : 1 MPI/SPA en MPI et 4 normaux devenus pathologiques (2 SCB et 2 MPI). Aucun patient initialement pathologique n’a été ensuite considéré comme normal. On ne retrouve pas d’effet du délai entre les deux examens. En cas de diagnostic initial de MPI, il n’était pas modifié, mais l’atteinte était généralement quantitativement plus sévère.
Conclusion
Cette étude montre qu’il est généralement inutile de répéter une TEP [18F]-FDOPA dans un but diagnostique. Si elle est normale pour un patient suspect de MPI, conformément à la physiopathologie de la MPI, la TEP [18F]-FDOPA a une forte valeur prédictive négative. On ne peut pas généraliser ce résultat aux SPA.
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