L. Candela , M. Corrales , A. Madden , F. Panthier , J. Cabrera , S. Moretto , A. Quarà , S. Doizi , F. Trevisani , F. Montorsi , E. Ventimiglia , A. Salonia , L. Villa , O. Traxer
{"title":"La reconnaissance de la « acute kidney disease » après une urétéroscopie laser : résultas d’un centre de référence de soins tertiaires","authors":"L. Candela , M. Corrales , A. Madden , F. Panthier , J. Cabrera , S. Moretto , A. Quarà , S. Doizi , F. Trevisani , F. Montorsi , E. Ventimiglia , A. Salonia , L. Villa , O. Traxer","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.014","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’« Acute Kidney Disease » (AKD) est un syndrome récemment décrit qui consiste en des anomalies de la fonction rénale ayant des répercussions sur la santé pendant moins de trois mois. On sait peu de choses sur l’AKD après une urétéroscopie (URS) et une lithotripsie au laser. Cette étude a pour but d’évaluer la survenue et l’évolution de l’AKD chez les patients traités par URS laser.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les données de 284 patients traités par URS pour des calculs urinaires ont été analysées rétrospectivement. Selon les critères de la conférence de consensus KDIGO 2020, l’AKD a été définie comme l’apparition d’une insuffisance rénale aiguë (IRA) postopératoire, une diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG)<!--> <!-->><!--> <!-->35 % ou une augmentation de la créatinine sérique (SCr)<!--> <!-->><!--> <!-->50 %. L’IRA a été définie comme une augmentation de la créatinine sérique<!--> <!-->><!--> <!-->0,3<!--> <!-->mg/dL ou<!--> <!-->><!--> <!-->50 %. L’évolution de l’AKD a été évaluée 60<!--> <!-->jours après l’intervention chirurgicale. Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives. Des analyses de régression logistique univariables (UVA) et multivariables (MVA) ont testé l’association des caractéristiques des patients et des données périopératoires avec la survenue d’une AKD.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 32 patients (11,3 %) ont souffert d’une AKD postopératoire. Une rémission de l’AKD a été constatée chez 26 (82 %) patients et une AKD persistante a été observée chez 6 (18 %) patients. L’âge au moment de l’URS (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05), le SCr initiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02), la catégorie de l’insuffisance rénale chronique (IRC) initiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006), l’indice de comorbidité de Charlson (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01), la durée de l’intervention (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04) et les complications postopératoires (<<!--> <!-->0,001) ont été associées à l’AKD. À l’MVA, la catégorie de l’IRC (OR 2,99, 95 % CI<!--> <!-->=<!--> <!-->1,4–6,3 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004), le temps opératoire (OR 1,01, 95 % CI<!--> <!-->=<!--> <!-->1,001–1,018 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,023) et les complications postopératoires (OR 3,5, 95 % CI<!--> <!-->=<!--> <!-->1,46–8,49 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005) étaient des facteurs prédictifs indépendants de l’AKD.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’AKD est une complication fréquente chez les patients traités par URS laser. De plus, l’AKD persiste chez un pourcentage non négligeable de patients lors du suivi à moyen terme. Par conséquent, une évaluation néphrologique doit être envisagée, en particulier chez les patients à haut risque. Les résultats actuels devraient être pris en compte dans la gestion périopératoire des patients souffrant de calculs.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S10-S11"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Progres en Urologie - FMC","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1761676X24001214","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q4","JCRName":"Medicine","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
L’« Acute Kidney Disease » (AKD) est un syndrome récemment décrit qui consiste en des anomalies de la fonction rénale ayant des répercussions sur la santé pendant moins de trois mois. On sait peu de choses sur l’AKD après une urétéroscopie (URS) et une lithotripsie au laser. Cette étude a pour but d’évaluer la survenue et l’évolution de l’AKD chez les patients traités par URS laser.
Méthodes
Les données de 284 patients traités par URS pour des calculs urinaires ont été analysées rétrospectivement. Selon les critères de la conférence de consensus KDIGO 2020, l’AKD a été définie comme l’apparition d’une insuffisance rénale aiguë (IRA) postopératoire, une diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG) > 35 % ou une augmentation de la créatinine sérique (SCr) > 50 %. L’IRA a été définie comme une augmentation de la créatinine sérique > 0,3 mg/dL ou > 50 %. L’évolution de l’AKD a été évaluée 60 jours après l’intervention chirurgicale. Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives. Des analyses de régression logistique univariables (UVA) et multivariables (MVA) ont testé l’association des caractéristiques des patients et des données périopératoires avec la survenue d’une AKD.
Résultats
Au total, 32 patients (11,3 %) ont souffert d’une AKD postopératoire. Une rémission de l’AKD a été constatée chez 26 (82 %) patients et une AKD persistante a été observée chez 6 (18 %) patients. L’âge au moment de l’URS (p = 0,05), le SCr initiale (p = 0,02), la catégorie de l’insuffisance rénale chronique (IRC) initiale (p = 0,006), l’indice de comorbidité de Charlson (p = 0,01), la durée de l’intervention (p = 0,04) et les complications postopératoires (< 0,001) ont été associées à l’AKD. À l’MVA, la catégorie de l’IRC (OR 2,99, 95 % CI = 1,4–6,3 ; p = 0,004), le temps opératoire (OR 1,01, 95 % CI = 1,001–1,018 ; p = 0,023) et les complications postopératoires (OR 3,5, 95 % CI = 1,46–8,49 ; p = 0,005) étaient des facteurs prédictifs indépendants de l’AKD.
Conclusion
L’AKD est une complication fréquente chez les patients traités par URS laser. De plus, l’AKD persiste chez un pourcentage non négligeable de patients lors du suivi à moyen terme. Par conséquent, une évaluation néphrologique doit être envisagée, en particulier chez les patients à haut risque. Les résultats actuels devraient être pris en compte dans la gestion périopératoire des patients souffrant de calculs.