{"title":"Culture du manioc au Congo-Kinshasa","authors":"Jean-Claude Mboka Ingoli","doi":"10.7202/1078166ar","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"D’une extremite a l’autre du paysage Maringa-Lopori-Wamba, au nord-ouest du Congo-Kinshasa, les agriculteurs bongando et mongo cultivent le manioc dans les champs familiaux amenages a la lisiere des plantations abandonnees d’heritage colonial. Par le biais de ces ecologies simplifiees aujourd’hui en resurgence, differentes experiences nous guident vers des possibilites de vie du manioc cohabitant avec d’autres organismes humains et non humains. Des l’amenagement de l’espace a cultiver et jusqu’a la plantation des boutures, des formes d’attachement, sous forme d’alliances et de liens affectifs, s’instaurent entre les humains et le manioc ainsi qu’avec tous les autres etres visibles et invisibles, potentiellement engages dans le devenir du cultigene. Les humains s’entourent d’allies de la vie, ancetres et genies, et de forces latentes, animales et vegetales, qu’ils peuvent eveiller par un usage adequat de la parole. D’un village a l’autre, la culture du manioc est un enchevetrement de formes de vie qui fait entrer les humains dans un mouvement continu de vie, en developpant une proximite affective avec les plantes et en s’harmonisant avec d’autres lignes de vie, selon divers mouvements rythmiques destines a les connaitre et a les approcher.","PeriodicalId":84171,"journal":{"name":"Anthropologie et societes","volume":"1 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2020-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"1","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Anthropologie et societes","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://doi.org/10.7202/1078166ar","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
D’une extremite a l’autre du paysage Maringa-Lopori-Wamba, au nord-ouest du Congo-Kinshasa, les agriculteurs bongando et mongo cultivent le manioc dans les champs familiaux amenages a la lisiere des plantations abandonnees d’heritage colonial. Par le biais de ces ecologies simplifiees aujourd’hui en resurgence, differentes experiences nous guident vers des possibilites de vie du manioc cohabitant avec d’autres organismes humains et non humains. Des l’amenagement de l’espace a cultiver et jusqu’a la plantation des boutures, des formes d’attachement, sous forme d’alliances et de liens affectifs, s’instaurent entre les humains et le manioc ainsi qu’avec tous les autres etres visibles et invisibles, potentiellement engages dans le devenir du cultigene. Les humains s’entourent d’allies de la vie, ancetres et genies, et de forces latentes, animales et vegetales, qu’ils peuvent eveiller par un usage adequat de la parole. D’un village a l’autre, la culture du manioc est un enchevetrement de formes de vie qui fait entrer les humains dans un mouvement continu de vie, en developpant une proximite affective avec les plantes et en s’harmonisant avec d’autres lignes de vie, selon divers mouvements rythmiques destines a les connaitre et a les approcher.