{"title":"Gorgeous Girlies in Glittering Gyrations!","authors":"Vanessa Blais-Tremblay","doi":"10.7202/1062226ar","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"Dans la litterature sur la danse exotique de la premiere moitie du xxe siecle, la danseuse noire apparait soit comme la victime d’une industrie du divertissement capitalisant sur les mises en scene erotisantes, exotisantes et primitivisantes de son corps, soit comme la parodie subversive du stereotype dit « primitif-exotique » incarne sur scene. Pour paraphraser bell hooks, le plaisir corporel, voire charnel, lie a la danse est avant tout aborde en tant que realite a laquelle il faut resister, qui doit etre masquee ou transcendee, ce qui force ainsi un processus de distanciation entre le travail artistique de la danseuse et le capital erotique de son corps. Dans cet article, l’auteure s’appuie sur une collection d’entretiens realises dans le contexte du travail de recherche ayant mene a la production cinematographique Show Girls: Celebrating Montreal’s Legendary Black Jazz Scene (1999) avec des danseuses qui travaillaient dans l’industrie du spectacle durant l’« âge d’or » du jazz montrealais (1925-1955). Les recits que revelent ces entretiens permettent d’aller au-dela des questions de representation dans la litterature sur la danse exotique pour poser un regard sur l’agentivite artistique de ces femmes qui resistent a la desarticulation entre leur travail artistique et le capital erotique de leurs corps.","PeriodicalId":85384,"journal":{"name":"Recherches feministes","volume":"1 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2019-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"2","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Recherches feministes","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://doi.org/10.7202/1062226ar","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Dans la litterature sur la danse exotique de la premiere moitie du xxe siecle, la danseuse noire apparait soit comme la victime d’une industrie du divertissement capitalisant sur les mises en scene erotisantes, exotisantes et primitivisantes de son corps, soit comme la parodie subversive du stereotype dit « primitif-exotique » incarne sur scene. Pour paraphraser bell hooks, le plaisir corporel, voire charnel, lie a la danse est avant tout aborde en tant que realite a laquelle il faut resister, qui doit etre masquee ou transcendee, ce qui force ainsi un processus de distanciation entre le travail artistique de la danseuse et le capital erotique de son corps. Dans cet article, l’auteure s’appuie sur une collection d’entretiens realises dans le contexte du travail de recherche ayant mene a la production cinematographique Show Girls: Celebrating Montreal’s Legendary Black Jazz Scene (1999) avec des danseuses qui travaillaient dans l’industrie du spectacle durant l’« âge d’or » du jazz montrealais (1925-1955). Les recits que revelent ces entretiens permettent d’aller au-dela des questions de representation dans la litterature sur la danse exotique pour poser un regard sur l’agentivite artistique de ces femmes qui resistent a la desarticulation entre leur travail artistique et le capital erotique de leurs corps.