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Abstract
Les archeologues constituent un motif recurrent et apprecie de la science-fiction, notamment en litterature ou au cinema : ils participent pleinement a la veine de l’exploration spatiale et temporelle ou de la decouverte de civilisations perdues. L’article offre une synthese sur le traitement de l’archeologie et de ses praticiens par la bande dessinee de science-fiction franco-belge, au sein d’un corpus souhaite le plus large possible (Yoko Tsuno, le Scrameustache, Blake et Mortimer, Infinity 8, Aquablue, Cyrrus, Terres lointaines, etc.). Il s’agit d’analyser dans la diachronie l’identite et le profil de ces archeologues, la nature de leurs activites scientifiques et exploratoires, mais aussi le role accorde a la pratique archeologique ou a ses objets dans la structure du recit et dans la creation d’un environnement d’exotisme ou de mystere. L’archeologue apparait principalement sous une forme archetypale, seulement remise en cause par les œuvres les plus recentes. De maniere paradoxale, cette synthese fait egalement le constat d’une absence : si l’archeologie est un moteur efficace pour introduire une dimension science-fictionnelle ou merveilleuse dans le quotidien, la production science-fictionnelle francophone fait un usage parcimonieux de la thematique et prefere souvent une « ambiance » archeologique a une citation directe (Druillet, Mœbius, ou les Cites obscures de Schuiten et Peeters).