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Abstract
Cet article traite de l’invisibilisation des groupes autochtones du littoral de l’Équateur dans les politiques coloniales et républicaines. Cette invisibilisation se manifeste de diverses façons : par l’absence de ces groupes dans les politiques d’assimilation, d’acculturation et d’exploitation de l’époque coloniale et la faible présence des missions religieuses dans le littoral, de même que par l’absence de ces groupes dans les politiques indigénistes des années 30 et 40 et leur association à l’acculturation et à l’assimilation à la société métisse. À partir de la fin des années soixante, une série de phénomènes a mis en évidence les limites de la stratégie volontaire d’invisibilisation comme pratique de résistance et la nécessité de structurer un discours identitaire différent afin de protéger les terres communales. Il s’agit de l’émergence des conflits relatifs au statut légal des terres communales et aux enjeux de fragmentation et de vente des terres, et du développement des activités touristiques dans la région.