Évaluation expérimentale et comparative des techniques de remplissage en hélium liquide des aimants supraconducteurs d’IRM : efficacité opérationnelle et optimisation cryogénique
Hamza Dhhouz, Omar Ansari, M’hamed El Mansouri, Zakaria Sadiki Amari
{"title":"Évaluation expérimentale et comparative des techniques de remplissage en hélium liquide des aimants supraconducteurs d’IRM : efficacité opérationnelle et optimisation cryogénique","authors":"Hamza Dhhouz, Omar Ansari, M’hamed El Mansouri, Zakaria Sadiki Amari","doi":"10.1016/j.irbmnw.2026.100744","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>La gestion efficace de l’hélium liquide (LHe) constitue un défi majeur dans l’exploitation des systèmes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) supraconducteurs, en particulier dans un contexte marqué par des contraintes d’approvisionnement et une augmentation des coûts. Cette étude présente une comparaison expérimentale de deux techniques de remplissage en hélium liquide appliquées à des systèmes d’IRM de 1,5T : la pressurisation externe par gaz et l’auto-pressurisation par chauffage. Un total de <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->12 opérations de remplissage par méthode a été réalisé dans des conditions réelles d’exploitation standardisées. Les principaux indicateurs de performance évalués comprenaient le volume transféré, la durée de remplissage, le débit de transfert ainsi que les pertes estimées d’hélium. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide d’un test <em>t</em> pour échantillons indépendants après vérification de la normalité des données par le test de Shapiro–Wilk. Les résultats montrent que le volume moyen transféré était légèrement plus élevé avec la méthode de pressurisation par gaz (256,1<!--> <!-->±<!--> <!-->32<!--> <!-->L) comparativement à la méthode basée sur le chauffage (208,5<!--> <!-->±<!--> <!-->20<!--> <!-->L). Toutefois, cette différence ne s’est pas révélée statistiquement significative (p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,136<!--> <!-->><!--> <!-->0,05). La méthode par gaz a présenté des débits de transfert plus élevés (jusqu’à 4,5<!--> <!-->L/min), tandis que la méthode par chauffage a démontré une meilleure stabilité thermique et une variabilité réduite. D’un point de vue opérationnel, la technique basée sur le chauffage offre un meilleur contrôle des conditions thermodynamiques et permet de minimiser les pertes d’hélium, ce qui la rend particulièrement adaptée aux environnements soumis à des contraintes de ressources. Cette étude met en évidence l’importance de la régulation thermodynamique dans les processus de transfert cryogénique et fournit des orientations pratiques pour l’optimisation des opérations de maintenance des systèmes d’IRM.</div></div><div>La gestion efficace de l’hélium liquide (LHe) constitue un défi majeur dans l’exploitation des systèmes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) supraconducteurs, en particulier dans un contexte marqué par des contraintes d’approvisionnement et une augmentation des coûts. Cette étude présente une comparaison expérimentale de deux techniques de remplissage en hélium liquide appliquées à des systèmes d’IRM de 1,5T : la pressurisation externe par gaz et l’auto-pressurisation par chauffage. Un total de <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->12 opérations de remplissage par méthode a été réalisé dans des conditions réelles d’exploitation standardisées. Les principaux indicateurs de performance évalués comprenaient le volume transféré, la durée de remplissage, le débit de transfert ainsi que les pertes estimées d’hélium. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide d’un test <em>t</em> pour échantillons indépendants après vérification de la normalité des données par le test de Shapiro–Wilk. Les résultats montrent que le volume moyen transféré était légèrement plus élevé avec la méthode de pressurisation par gaz (256,1<!--> <!-->±<!--> <!-->32<!--> <!-->L) comparativement à la méthode basée sur le chauffage (208,5<!--> <!-->±<!--> <!-->20<!--> <!-->L). Toutefois, cette différence ne s’est pas révélée statistiquement significative (p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,136<!--> <!-->><!--> <!-->0,05). La méthode par gaz a présenté des débits de transfert plus élevés (jusqu’à 4,5<!--> <!-->L/min), tandis que la méthode par chauffage a démontré une meilleure stabilité thermique et une variabilité réduite. D’un point de vue opérationnel, la technique basée sur le chauffage offre un meilleur contrôle des conditions thermodynamiques et permet de minimiser les pertes d’hélium, ce qui la rend particulièrement adaptée aux environnements soumis à des contraintes de ressources. 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Abstract
La gestion efficace de l’hélium liquide (LHe) constitue un défi majeur dans l’exploitation des systèmes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) supraconducteurs, en particulier dans un contexte marqué par des contraintes d’approvisionnement et une augmentation des coûts. Cette étude présente une comparaison expérimentale de deux techniques de remplissage en hélium liquide appliquées à des systèmes d’IRM de 1,5T : la pressurisation externe par gaz et l’auto-pressurisation par chauffage. Un total de n = 12 opérations de remplissage par méthode a été réalisé dans des conditions réelles d’exploitation standardisées. Les principaux indicateurs de performance évalués comprenaient le volume transféré, la durée de remplissage, le débit de transfert ainsi que les pertes estimées d’hélium. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide d’un test t pour échantillons indépendants après vérification de la normalité des données par le test de Shapiro–Wilk. Les résultats montrent que le volume moyen transféré était légèrement plus élevé avec la méthode de pressurisation par gaz (256,1 ± 32 L) comparativement à la méthode basée sur le chauffage (208,5 ± 20 L). Toutefois, cette différence ne s’est pas révélée statistiquement significative (p = 0,136 > 0,05). La méthode par gaz a présenté des débits de transfert plus élevés (jusqu’à 4,5 L/min), tandis que la méthode par chauffage a démontré une meilleure stabilité thermique et une variabilité réduite. D’un point de vue opérationnel, la technique basée sur le chauffage offre un meilleur contrôle des conditions thermodynamiques et permet de minimiser les pertes d’hélium, ce qui la rend particulièrement adaptée aux environnements soumis à des contraintes de ressources. Cette étude met en évidence l’importance de la régulation thermodynamique dans les processus de transfert cryogénique et fournit des orientations pratiques pour l’optimisation des opérations de maintenance des systèmes d’IRM.
La gestion efficace de l’hélium liquide (LHe) constitue un défi majeur dans l’exploitation des systèmes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) supraconducteurs, en particulier dans un contexte marqué par des contraintes d’approvisionnement et une augmentation des coûts. Cette étude présente une comparaison expérimentale de deux techniques de remplissage en hélium liquide appliquées à des systèmes d’IRM de 1,5T : la pressurisation externe par gaz et l’auto-pressurisation par chauffage. Un total de n = 12 opérations de remplissage par méthode a été réalisé dans des conditions réelles d’exploitation standardisées. Les principaux indicateurs de performance évalués comprenaient le volume transféré, la durée de remplissage, le débit de transfert ainsi que les pertes estimées d’hélium. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide d’un test t pour échantillons indépendants après vérification de la normalité des données par le test de Shapiro–Wilk. Les résultats montrent que le volume moyen transféré était légèrement plus élevé avec la méthode de pressurisation par gaz (256,1 ± 32 L) comparativement à la méthode basée sur le chauffage (208,5 ± 20 L). Toutefois, cette différence ne s’est pas révélée statistiquement significative (p = 0,136 > 0,05). La méthode par gaz a présenté des débits de transfert plus élevés (jusqu’à 4,5 L/min), tandis que la méthode par chauffage a démontré une meilleure stabilité thermique et une variabilité réduite. D’un point de vue opérationnel, la technique basée sur le chauffage offre un meilleur contrôle des conditions thermodynamiques et permet de minimiser les pertes d’hélium, ce qui la rend particulièrement adaptée aux environnements soumis à des contraintes de ressources. Cette étude met en évidence l’importance de la régulation thermodynamique dans les processus de transfert cryogénique et fournit des orientations pratiques pour l’optimisation des opérations de maintenance des systèmes d’IRM.