{"title":"State of microsurgery teaching in France in 2025","authors":"T. Daoulas , P. Liverneaux , N. Bigorre","doi":"10.1016/j.anplas.2025.06.015","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Microsurgery is becoming increasingly important in many surgical specialities. In France, it is taught as part of university certificates (UC), which are organised in different ways. A previous study carried out in 2014 highlighted several challenges, particularly in terms of finance and structure. This study aims to update this data ten years later to analyse the evolution of microsurgery teaching in France and identify future challenges related to new practices and constraints.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>A descriptive observational survey was performed between January and March 2025 at 28 French university hospitals. The educational referents of the microsurgery university certificates were interviewed using a standardised questionnaire covering teaching methods, hours, assessment methods, registration costs and difficulties encountered. The data collected was compared with that of the 2014 study.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Seventeen centres offered a university certificate in microsurgery, including 14 that already existed in 2014. The average number of hours per year decreased by 24%, while the total number of places offered increased by 86%. Assessment methods remained heterogeneous. The average cost of enrolment in initial training increased by 292 euros. The main challenges identified concerned access to animal models, economic constraints and lack of supervision.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Despite a growing interest in microsurgery training, major disparities persist between university certificates. Standardising programmes, optimising resources and introducing a progressive training pathway could help harmonise practices, while addressing current ethical and logistical issues. We therefore suggest a three-stage model (inert materials, living models, advanced training) to structure learning.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>La microchirurgie prend une importance croissante dans de nombreuses spécialités chirurgicales. En France, elle est enseignée dans le cadre de diplômes universitaires (DU), organisés selon des modalités variées. Une précédente étude menée en 2014 avait mis en évidence plusieurs difficultés, notamment d’ordre financier et structurel. Cette étude vise à actualiser ces données dix ans plus tard, afin d’analyser l’évolution de l’enseignement de la microchirurgie en France et d’identifier les défis à venir liés aux nouvelles pratiques et contraintes.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une enquête observationnelle descriptive a été réalisée entre janvier et mars 2025 auprès de 28 centres hospitalo-universitaires français. Les référents pédagogiques des diplômes universitaires de microchirurgie ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire standardisé portant sur les modalités d’enseignement, le volume horaire, les méthodes d’évaluation, les frais d’inscription et les difficultés rencontrées. Les données recueillies ont été comparées à celles de l’étude de 2014.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix-sept centres proposaient un diplôme universitaire de microchirurgie, dont 14 existaient déjà en 2014. Le nombre moyen d’heures par an a diminué de 24 %, tandis que le nombre total de places proposées a augmenté de 86 %. Les méthodes d’évaluation restaient hétérogènes. Le coût moyen de l’inscription en formation initiale a augmenté de 292 euros. Les principales difficultés identifiées concernaient l’accès aux modèles animaux, les contraintes économiques et le manque d’encadrement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Malgré un intérêt croissant pour la formation en microchirurgie, de fortes disparités persistent entre les diplômes universitaires. La standardisation des programmes, l’optimisation des ressources et la mise en place d’un parcours de formation progressif pourraient contribuer à harmoniser les pratiques, tout en répondant aux enjeux éthiques et logistiques actuels. Nous proposons ainsi un modèle en trois étapes (matériaux inertes, modèles vivants, formation avancée) pour structurer l’apprentissage.</div></div>","PeriodicalId":55512,"journal":{"name":"Annales De Chirurgie Plastique Esthetique","volume":"71 2","pages":"Pages 111-115"},"PeriodicalIF":0.5000,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Annales De Chirurgie Plastique Esthetique","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0294126025001141","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2025/12/13 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q4","JCRName":"SURGERY","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
Microsurgery is becoming increasingly important in many surgical specialities. In France, it is taught as part of university certificates (UC), which are organised in different ways. A previous study carried out in 2014 highlighted several challenges, particularly in terms of finance and structure. This study aims to update this data ten years later to analyse the evolution of microsurgery teaching in France and identify future challenges related to new practices and constraints.
Methods
A descriptive observational survey was performed between January and March 2025 at 28 French university hospitals. The educational referents of the microsurgery university certificates were interviewed using a standardised questionnaire covering teaching methods, hours, assessment methods, registration costs and difficulties encountered. The data collected was compared with that of the 2014 study.
Results
Seventeen centres offered a university certificate in microsurgery, including 14 that already existed in 2014. The average number of hours per year decreased by 24%, while the total number of places offered increased by 86%. Assessment methods remained heterogeneous. The average cost of enrolment in initial training increased by 292 euros. The main challenges identified concerned access to animal models, economic constraints and lack of supervision.
Conclusions
Despite a growing interest in microsurgery training, major disparities persist between university certificates. Standardising programmes, optimising resources and introducing a progressive training pathway could help harmonise practices, while addressing current ethical and logistical issues. We therefore suggest a three-stage model (inert materials, living models, advanced training) to structure learning.
Introduction
La microchirurgie prend une importance croissante dans de nombreuses spécialités chirurgicales. En France, elle est enseignée dans le cadre de diplômes universitaires (DU), organisés selon des modalités variées. Une précédente étude menée en 2014 avait mis en évidence plusieurs difficultés, notamment d’ordre financier et structurel. Cette étude vise à actualiser ces données dix ans plus tard, afin d’analyser l’évolution de l’enseignement de la microchirurgie en France et d’identifier les défis à venir liés aux nouvelles pratiques et contraintes.
Méthodes
Une enquête observationnelle descriptive a été réalisée entre janvier et mars 2025 auprès de 28 centres hospitalo-universitaires français. Les référents pédagogiques des diplômes universitaires de microchirurgie ont été interrogés à l’aide d’un questionnaire standardisé portant sur les modalités d’enseignement, le volume horaire, les méthodes d’évaluation, les frais d’inscription et les difficultés rencontrées. Les données recueillies ont été comparées à celles de l’étude de 2014.
Résultats
Dix-sept centres proposaient un diplôme universitaire de microchirurgie, dont 14 existaient déjà en 2014. Le nombre moyen d’heures par an a diminué de 24 %, tandis que le nombre total de places proposées a augmenté de 86 %. Les méthodes d’évaluation restaient hétérogènes. Le coût moyen de l’inscription en formation initiale a augmenté de 292 euros. Les principales difficultés identifiées concernaient l’accès aux modèles animaux, les contraintes économiques et le manque d’encadrement.
Conclusion
Malgré un intérêt croissant pour la formation en microchirurgie, de fortes disparités persistent entre les diplômes universitaires. La standardisation des programmes, l’optimisation des ressources et la mise en place d’un parcours de formation progressif pourraient contribuer à harmoniser les pratiques, tout en répondant aux enjeux éthiques et logistiques actuels. Nous proposons ainsi un modèle en trois étapes (matériaux inertes, modèles vivants, formation avancée) pour structurer l’apprentissage.
期刊介绍:
Qu''elle soit réparatrice après un traumatisme, pratiquée à la suite d''une malformation ou motivée par la gêne psychologique dans la vie du patient, la chirurgie plastique et esthétique touche toutes les parties du corps humain et concerne une large communauté de chirurgiens spécialisés.
Organe de la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, la revue publie 6 fois par an des éditoriaux, des mémoires originaux, des notes techniques, des faits cliniques, des actualités chirurgicales, des revues générales, des notes brèves, des lettres à la rédaction.
Sont également présentés des analyses d''articles et d''ouvrages, des comptes rendus de colloques, des informations professionnelles et un agenda des manifestations de la spécialité.