Fracture de tête radiale Mason III isolée : prothèse de tête radiale ou ostéosynthèse — Résultats cliniques et radiologiques entre 5 et 14 ans de recul
{"title":"Fracture de tête radiale Mason III isolée : prothèse de tête radiale ou ostéosynthèse — Résultats cliniques et radiologiques entre 5 et 14 ans de recul","authors":"Lyliane Ly, Thibault Druel, Arnaud Walch","doi":"10.1016/j.hansur.2024.101843","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><div>Le traitement des fractures comminutives de la tête radiale Mason III est controversé. L’objectif de ce travail était de comparer les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques à 5 ans de recul minimum des prothèses de tête radiale (PTR) et de l’ostéosynthèse dans les fractures isolées de la tête radiale Mason III.</div><div>Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique entre janvier 2008 à décembre 2017 portant sur les fractures fermées de tête radiale opérées dans le service. Dix-neuf patients étaient inclus dans le groupe PTR et 35 patients dans le groupe ostéosynthèse. La moyenne d’âge des patients était de 51 ans dans le groupe PTR contre 41 ans dans le groupe ostéosynthèse (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02). Une évaluation clinique (douleurs, mobilités, force, stabilité, complications), fonctionnelle (Mayo Elbow Performance Score, Subjective Elbow Value, Lyon Elbow Score, QuickDASH et Oxford Elbow Score) et radiologique était réalisée dans les 2 groupes.</div><div>Le délai de suivi moyen était de 8 ans (5–14, <em>p</em> <!-->><!--> <!-->0,005). Cliniquement, aucune différence significative n’a été retrouvée entre les deux groupes, excepté une pronation meilleure dans le groupe PTR (76,7° contre 71,3° ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Il existait un pourcentage plus élevé mais non significatif d’algoneurodystrophie dans le groupe PTR (26,3 % contre 8,6 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,15). Il y a eu deux résections secondaires de tête radiale ou d’implants dans chacun des groupes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,56). Sur le plan radiologique, nous avons noté un surdimensionnement des implants dans 21 % des cas et un allongement trop important dans 42 % des cas. Il y avait significativement moins d’ossification hétérotopique dans le groupe PTR (15,8 % contre 42,8 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). L’ostéolyse péri-prothétique était retrouvée dans 63 % des cas, prédominant sous la cupule radiale. L’érosion du capitulum était retrouvée dans 63 % dans le groupe PTR contre 25,7 % dans le groupe ostéosynthèse (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div><div>Les résultats cliniques et fonctionnels à 8 ans de recul moyen de l’arthroplastie de la tête radiale étaient comparables à ceux de l’ostéosynthèse dans les fractures de tête radiale Mason III isolées. Le descellement aseptique était la principale raison d’échec de l’arthroplastie, et le cal vicieux dans le groupe ostéosynthèse. Les résultats fonctionnels des échecs d’ostéosynthèse étaient relativement pauvres (SEV 40, arc F/E 97°, arc P/S 120°, récupération force 20 %).</div><div>Nous recommandons la mise en place d’une PTR si la réduction articulaire ou la stabilité du montage de l’ostéosynthèse ne sont pas satisfaisants, ou devant l’impossibilité de réaliser une ostéosynthèse dans la zone de sécurité, si celle-ci est réalisée par plaque.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"43 6","pages":"Article 101843"},"PeriodicalIF":0.9000,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Hand Surgery & Rehabilitation","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2468122924002743","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q4","JCRName":"ORTHOPEDICS","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Le traitement des fractures comminutives de la tête radiale Mason III est controversé. L’objectif de ce travail était de comparer les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques à 5 ans de recul minimum des prothèses de tête radiale (PTR) et de l’ostéosynthèse dans les fractures isolées de la tête radiale Mason III.
Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique entre janvier 2008 à décembre 2017 portant sur les fractures fermées de tête radiale opérées dans le service. Dix-neuf patients étaient inclus dans le groupe PTR et 35 patients dans le groupe ostéosynthèse. La moyenne d’âge des patients était de 51 ans dans le groupe PTR contre 41 ans dans le groupe ostéosynthèse (p = 0,02). Une évaluation clinique (douleurs, mobilités, force, stabilité, complications), fonctionnelle (Mayo Elbow Performance Score, Subjective Elbow Value, Lyon Elbow Score, QuickDASH et Oxford Elbow Score) et radiologique était réalisée dans les 2 groupes.
Le délai de suivi moyen était de 8 ans (5–14, p > 0,005). Cliniquement, aucune différence significative n’a été retrouvée entre les deux groupes, excepté une pronation meilleure dans le groupe PTR (76,7° contre 71,3° ; p = 0,04). Il existait un pourcentage plus élevé mais non significatif d’algoneurodystrophie dans le groupe PTR (26,3 % contre 8,6 % ; p = 0,15). Il y a eu deux résections secondaires de tête radiale ou d’implants dans chacun des groupes (p = 0,56). Sur le plan radiologique, nous avons noté un surdimensionnement des implants dans 21 % des cas et un allongement trop important dans 42 % des cas. Il y avait significativement moins d’ossification hétérotopique dans le groupe PTR (15,8 % contre 42,8 % ; p = 0,03). L’ostéolyse péri-prothétique était retrouvée dans 63 % des cas, prédominant sous la cupule radiale. L’érosion du capitulum était retrouvée dans 63 % dans le groupe PTR contre 25,7 % dans le groupe ostéosynthèse (p < 0,05).
Les résultats cliniques et fonctionnels à 8 ans de recul moyen de l’arthroplastie de la tête radiale étaient comparables à ceux de l’ostéosynthèse dans les fractures de tête radiale Mason III isolées. Le descellement aseptique était la principale raison d’échec de l’arthroplastie, et le cal vicieux dans le groupe ostéosynthèse. Les résultats fonctionnels des échecs d’ostéosynthèse étaient relativement pauvres (SEV 40, arc F/E 97°, arc P/S 120°, récupération force 20 %).
Nous recommandons la mise en place d’une PTR si la réduction articulaire ou la stabilité du montage de l’ostéosynthèse ne sont pas satisfaisants, ou devant l’impossibilité de réaliser une ostéosynthèse dans la zone de sécurité, si celle-ci est réalisée par plaque.
期刊介绍:
As the official publication of the French, Belgian and Swiss Societies for Surgery of the Hand, as well as of the French Society of Rehabilitation of the Hand & Upper Limb, ''Hand Surgery and Rehabilitation'' - formerly named "Chirurgie de la Main" - publishes original articles, literature reviews, technical notes, and clinical cases. It is indexed in the main international databases (including Medline). Initially a platform for French-speaking hand surgeons, the journal will now publish its articles in English to disseminate its author''s scientific findings more widely. The journal also includes a biannual supplement in French, the monograph of the French Society for Surgery of the Hand, where comprehensive reviews in the fields of hand, peripheral nerve and upper limb surgery are presented.
Organe officiel de la Société française de chirurgie de la main, de la Société française de Rééducation de la main (SFRM-GEMMSOR), de la Société suisse de chirurgie de la main et du Belgian Hand Group, indexée dans les grandes bases de données internationales (Medline, Embase, Pascal, Scopus), Hand Surgery and Rehabilitation - anciennement titrée Chirurgie de la main - publie des articles originaux, des revues de la littérature, des notes techniques, des cas clinique. Initialement plateforme d''expression francophone de la spécialité, la revue s''oriente désormais vers l''anglais pour devenir une référence scientifique et de formation de la spécialité en France et en Europe. Avec 6 publications en anglais par an, la revue comprend également un supplément biannuel, la monographie du GEM, où sont présentées en français, des mises au point complètes dans les domaines de la chirurgie de la main, des nerfs périphériques et du membre supérieur.