Le début et la fin dans les récits aurevilliens : la question de l’enchâssement dans L’Ensorcelée, Le Chevalier Des Touches, Un prêtre marié, Les Diaboliques
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Abstract
Lorsqu’elle s’est interessee a l’œuvre narrative de Barbey d’Aurevilly, la critique a ete en quelque sorte « naturellement » amenee a aborder la question du recit enchâsse, dans la mesure ou il s’agit d’un mode de narration privilegie chez cet auteur. Toutefois, si diverses etudes se sont portees sur les procedes d’inclusion, de mise en abyme, et les phenomenes d’echo qu’ils engendrent, il nous semble que la question du cadre, a proprement parler, a ete le plus souvent laissee de cote. A l’occasion de la reflexion menee dans ce colloque, nous voudrions nous interesser aux frontieres memes de l’œuvre : Que se passe-t-il, precisement, aux deux extremites du texte ? Quel trajet celui-ci effectue-t-il de l’une a l’autre ? quel sens faut-il accorder a ces frontieres, en termes a la fois de parcours et de signification ?L’objet de notre contribution sera donc d’interroger la notion de cadre dans la logique du recit enchâsse : nous nous attacherons a en observer le fonctionnement, ainsi que la signification poetique et esthetique. Il nous semble que l’etude des frontieres de l’œuvre nous place devant un paradoxe, celui d’une structure narrative qui, alors meme qu’elle devrait assurer la cloture du texte, en provoque au contraire l’ouverture. Un cadre singulier, donc, qui ne contient pas le texte, mais lui permet de se dilater, selon une logique que nous allons tâcher de decrire et d’interroger. La critique a souvent fait le choix de s’en tenir a l’etude des Diaboliques, ou au contra