{"title":"中枢性嗜睡患者小睡降温效果的决定因素","authors":"Alexandre Derre , Isabelle Jaussent , Tugdual Adam , Lucie Barateau , Yves Dauvilliers","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.036","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Rechercher les déterminants d’une sieste rafraîchissante chez des patients avec une hypersomnie idiopathique (HI) et une narcolepsie de type 1 (NT1).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Au total, 83 patients (45 femmes, 29,5 [16–72] ans, 26 HI, 57 NT1) ont bénéficié d’une polysomnographie et de tests itératifs de latence d’endormissement (TILE). Le caractère rafraîchissant de la sieste a été évalué objectivement via le Psychomotor Vigilance Task (PVT) de 5<!--> <!-->min. 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Déterminants du caractère rafraîchissant de la sieste chez des patients avec une hypersomnolence d’origine centrale
Objectif
Rechercher les déterminants d’une sieste rafraîchissante chez des patients avec une hypersomnie idiopathique (HI) et une narcolepsie de type 1 (NT1).
Méthodes
Au total, 83 patients (45 femmes, 29,5 [16–72] ans, 26 HI, 57 NT1) ont bénéficié d’une polysomnographie et de tests itératifs de latence d’endormissement (TILE). Le caractère rafraîchissant de la sieste a été évalué objectivement via le Psychomotor Vigilance Task (PVT) de 5 min. Les oublis (Ob) au PVT, définis par un temps de réaction > 500 ms, ont été analysés après la sieste de 11 h en fonction des pathologies, de la plainte d’inertie au réveil à la Karolinska Severity Scale (KSS), de la présence de sommeil paradoxal (SP, 38) ou de sommeil lent profond (SLP, 7).
Résultats
Tous les HI ont dormi à la sieste, 85 % plus de 14 min, 4 % avec du SP, 8 % avec du SLP ; 96 % des NT1 ont dormi, 82 % plus de 14 min, 65 % avec du SP, 9 % avec du SLP. Les HI ont plus souvent une plainte plus importante à la KSS que les NT1 (p = 0,02) sans différence objective au PVT (5,4 ± 4,0 vs 6,4 ± 9,2 Ob). Une plainte d’inertie à la KSS est associée à de moins bonnes performances au PVT chez les NT1 (p = 0,01) mais pas chez les HI. Les patients ayant dormi en SP, en SLP ou s’étant réveillés dans ces stades ne montrent aucune différence de plainte ou d’Ob.
Conclusion
Les HI se plaignent plus d’inertie au réveil que les NT1 sur la sieste de 11 h au laboratoire du sommeil, sans différence objective via le temps de réaction. La présence de SP ou de SLP pendant la sieste ou juste avant le réveil, ne s’associe pas à la plainte d’inertie ni aux performances au PVT.