Hugo Lauriente, Isabelle Arnulf, Elizabeth Groos, Charlotte Chaumereuil, Jean-Baptiste Maranci
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Étude des corrélats des cauchemars en polysomnographie
Objectif
Les corrélats des cauchemars polysomnographiques sont mal connus et ont peu été investigués. L’hypothèse intuitive que les cauchemars fragmentent le sommeil et qu’ils accélèrent la fréquence cardiaque et respiratoire a été inconstamment vérifiée, et dans des études de faible puissance. Notre étude portait sur une large population hospitalière avec PSG, et nous avons émis l’hypothèse que la fréquence des cauchemars (auto-évaluée rétrospectivement) serait corrélée, au cours du sommeil total ou de l’un de ses stades, à (1) une fragmentation plus élevée (2) une fréquence cardiaque (FC) augmentée, (3) une fréquence respiratoire (FR) augmentée.
Méthodes
Pour étudier la fragmentation, nous avons analysé de l’ensemble de la nuit, et identifié les micro-éveils, les éveils et les éveils prolongés (> 3 minutes). Pour la fréquence cardiorespiratoire, nous avons sélectionné aléatoirement des segments de 5 minutes de sommeil stable pour les stades N2, N3 et SP. Nous avons calculé la fréquence cardiaque à partir de l’ECG et la fréquence respiratoire à partir des courbes de débit.
Résultats
Cent vingt-quatre participants ont été inclus. La fréquence des cauchemars était positivement corrélée à la fragmentation du sommeil uniquement pour les éveils prolongés (> 3 min) et en sommeil paradoxal, ainsi qu’à une fréquence respiratoire plus élevée uniquement en SP. La fréquence cardiaque n’était pas corrélée à la fréquence des cauchemars quel que soit le stade de sommeil considéré.
Conclusion
Notre étude est, à notre connaissance, la première à faire un lien entre fragmentation du SP, FR (au niveau trait) et fréquence des cauchemars.