Clémence Simonato , Aude Maurousset , Anne Marie Guennoc , Philippe Corcia , Marco Pasi , François Maillot , Nadège Limousin
{"title":"Évaluation de la prévalence de l’hypersomnolence chez des patients adultes atteints de sclérose en plaques. Une étude observationnelle, transversale","authors":"Clémence Simonato , Aude Maurousset , Anne Marie Guennoc , Philippe Corcia , Marco Pasi , François Maillot , Nadège Limousin","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.083","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) sont plus fréquemment atteints de troubles du sommeil que la population générale. Notre étude avait pour objectif d’évaluer la prévalence de l’hypersomnolence chez des patients atteints de SEP et d’en analyser les étiologies.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Des autoquestionnaires étaient remis à des patients adultes atteints de SEP et suivis dans le service de neurologie du CHRU de Tours. Des enregistrements de sommeil étaient réalisés s’il y avait une suspicion de troubles respiratoires nocturnes ou d’hypersomnie. Les données démographiques, cliniques et d’histoire de la maladie étaient comparées entre les patients somnolents et non somnolents.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Cent soixante-quatre patients, âgés de 39 ans (33, 48), étaient inclus. Cinquante-neuf patients (36 %) étaient hypersomnolents, dont 35 ont bénéficié d’un enregistrement de sommeil. Les étiologies retrouvées étaient la dépression (8 patients), l’obésité (8 patients), la iatrogénie (8 patients), le syndrome d’apnée du sommeil léger (11 patients) et modéré (5 patients), l’hypersomnie (5 patients) et la dette de sommeil (4 patients). Il n’y avait pas de différence statistiquement significative sur les données démographiques, cliniques et d’histoire de la maladie entre les patients hypersomnolents et les autres.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’hypersomnolence mérite d’être recherchée chez les patients atteints de sclérose en plaque. Des autoquestionnaires peuvent être utiles en pratique clinique pour identifier les patients qui justifient d’un enregistrement de sommeil.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 33"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Médecine du Sommeil","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1769449323004326","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
引用次数: 0
Abstract
Objectif
Les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) sont plus fréquemment atteints de troubles du sommeil que la population générale. Notre étude avait pour objectif d’évaluer la prévalence de l’hypersomnolence chez des patients atteints de SEP et d’en analyser les étiologies.
Méthodes
Des autoquestionnaires étaient remis à des patients adultes atteints de SEP et suivis dans le service de neurologie du CHRU de Tours. Des enregistrements de sommeil étaient réalisés s’il y avait une suspicion de troubles respiratoires nocturnes ou d’hypersomnie. Les données démographiques, cliniques et d’histoire de la maladie étaient comparées entre les patients somnolents et non somnolents.
Résultats
Cent soixante-quatre patients, âgés de 39 ans (33, 48), étaient inclus. Cinquante-neuf patients (36 %) étaient hypersomnolents, dont 35 ont bénéficié d’un enregistrement de sommeil. Les étiologies retrouvées étaient la dépression (8 patients), l’obésité (8 patients), la iatrogénie (8 patients), le syndrome d’apnée du sommeil léger (11 patients) et modéré (5 patients), l’hypersomnie (5 patients) et la dette de sommeil (4 patients). Il n’y avait pas de différence statistiquement significative sur les données démographiques, cliniques et d’histoire de la maladie entre les patients hypersomnolents et les autres.
Conclusion
L’hypersomnolence mérite d’être recherchée chez les patients atteints de sclérose en plaque. Des autoquestionnaires peuvent être utiles en pratique clinique pour identifier les patients qui justifient d’un enregistrement de sommeil.