Lina Jeantin, Ana Gales, Smaranda Leu, Jérémy Proust, Isabelle Arnulf
{"title":"Hypersomnie centrale associée aux encéphalites à anticorps anti-GAD65","authors":"Lina Jeantin, Ana Gales, Smaranda Leu, Jérémy Proust, Isabelle Arnulf","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.081","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Les troubles du sommeil n’ont jamais été étudiés dans les encéphalites à anticorps <em>antiglutamic acid decarboxylase</em> 65 (GAD65).</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Six patients adultes atteints d’encéphalite à anti-GAD65 (quatre avec une encéphalite limbique, deux avec un syndrome de la personne raide) et 12 témoins sains ont été recrutés. Les participants ont bénéficié d’interrogatoires du sommeil, puis d’un bilan de sommeil de 48<!--> <!-->heures comprenant une vidéo-polysomnographie nocturne, suivie de cinq tests itératifs de latence d’endormissement (TILE) et d’une polysomnographie en journée continue de 18<!--> <!-->heures.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les patients ont indiqué avoir besoin de siestes quotidiennes, avec un impact cognitif et sur la qualité de vie liée à de la somnolence, mais avaient des scores normaux à l’échelle d’Epworth. Les six patients présentaient des latences<!--> <!-->≤<!--> <!-->8<!--> <!-->minutes aux TILE, suggérant une somnolence sévère. Par rapport aux témoins, leurs latences de sommeil aux TILE étaient plus courtes (médiane [intervalle interquartile] 5,8 [4,5, 6,0] vs 17,7 [16,3, 19,7] min, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), et leur index de micro-éveil était plus bas (2,5 [2,3, 3,0]/h vs 22,3 [13,8, 30,0]/h, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), bien que la durée totale du sommeil était similaire entre les groupes (621 [464,651] minutes vs 542,5 [499,582] minutes, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,51). Aucune parasomnie (ou trouble respiratoire du sommeil) n’a été détectée.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’hypersomnie centrale apparaît comme une caractéristique du sommeil dans les encéphalites à anticorps anti-GAD65.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 32"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Médecine du Sommeil","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1769449323004302","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Objectif
Les troubles du sommeil n’ont jamais été étudiés dans les encéphalites à anticorps antiglutamic acid decarboxylase 65 (GAD65).
Méthodes
Six patients adultes atteints d’encéphalite à anti-GAD65 (quatre avec une encéphalite limbique, deux avec un syndrome de la personne raide) et 12 témoins sains ont été recrutés. Les participants ont bénéficié d’interrogatoires du sommeil, puis d’un bilan de sommeil de 48 heures comprenant une vidéo-polysomnographie nocturne, suivie de cinq tests itératifs de latence d’endormissement (TILE) et d’une polysomnographie en journée continue de 18 heures.
Résultats
Les patients ont indiqué avoir besoin de siestes quotidiennes, avec un impact cognitif et sur la qualité de vie liée à de la somnolence, mais avaient des scores normaux à l’échelle d’Epworth. Les six patients présentaient des latences ≤ 8 minutes aux TILE, suggérant une somnolence sévère. Par rapport aux témoins, leurs latences de sommeil aux TILE étaient plus courtes (médiane [intervalle interquartile] 5,8 [4,5, 6,0] vs 17,7 [16,3, 19,7] min, p = 0,001), et leur index de micro-éveil était plus bas (2,5 [2,3, 3,0]/h vs 22,3 [13,8, 30,0]/h, p = 0,002), bien que la durée totale du sommeil était similaire entre les groupes (621 [464,651] minutes vs 542,5 [499,582] minutes, p = 0,51). Aucune parasomnie (ou trouble respiratoire du sommeil) n’a été détectée.
Conclusion
L’hypersomnie centrale apparaît comme une caractéristique du sommeil dans les encéphalites à anticorps anti-GAD65.