Abdelkebir Sabil , Claire Launois , Wojciech Trzepizur , François Goupil , Thierry Pigeanne , Sandrine Launois , Philippe Masson , Acya Bizieux-Thaminy , Sébastien Bailly , Frédéric Gagnadoux
{"title":"Association entre l’arrêt de la PPC et l’incidence des événements cardiovasculaires indésirables majeurs (MACE) chez les patients souffrant de SAHOS","authors":"Abdelkebir Sabil , Claire Launois , Wojciech Trzepizur , François Goupil , Thierry Pigeanne , Sandrine Launois , Philippe Masson , Acya Bizieux-Thaminy , Sébastien Bailly , Frédéric Gagnadoux","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.048","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Déterminer si l’arrêt du traitement du SAHOS par PPC est associé à une augmentation de MACE par rapport à la poursuite du traitement par PPC.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Les données de la cohorte du sommeil des Pays de la Loire ont été couplées à la base de données nationale de l’assurance maladie pour identifier les MACE et l’adhésion aux médicaments CV (hypolipidémiants, antihypertenseurs et antiplaquettaires, bêta-bloquants) (ratio de possession de médicaments ≥80 %). L’association entre l’arrêt de la PPC et le risque de MACE a été évaluée à l’aide d’un modèle de survie de Cox avec ajustement pour les principaux facteurs de confusion.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Après un suivi médian de 8 ans, 969 des 4 188 patients inclus ont eu un MACE, 1485 ont arrêté le traitement par PPC, tandis que 2703 ont continué à utiliser le traitement (>4<!--> <!-->h/nuit). L’arrêt de la PPC était associé à une observance plus faible aux médicaments CV (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Après ajustement pour les principaux facteurs de confusion, y compris l’observance des médicaments CV, l’arrêt de la PPC était associé à un risque élevé de MACE, de mortalité toutes causes confondues et d’AVC. L’ampleur de l’association différait selon les sous-types de symptômes et augmentait avec la sévérité de l’hypoxie nocturne.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Dans une vaste cohorte multicentrique de patients traités par PPC pour un SAHOS, l’arrêt de la PPC par rapport au maintien de la PPC était associé à un risque élevé de MACE et d’AVC.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 20"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Médecine du Sommeil","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1769449323003977","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Objectif
Déterminer si l’arrêt du traitement du SAHOS par PPC est associé à une augmentation de MACE par rapport à la poursuite du traitement par PPC.
Méthodes
Les données de la cohorte du sommeil des Pays de la Loire ont été couplées à la base de données nationale de l’assurance maladie pour identifier les MACE et l’adhésion aux médicaments CV (hypolipidémiants, antihypertenseurs et antiplaquettaires, bêta-bloquants) (ratio de possession de médicaments ≥80 %). L’association entre l’arrêt de la PPC et le risque de MACE a été évaluée à l’aide d’un modèle de survie de Cox avec ajustement pour les principaux facteurs de confusion.
Résultats
Après un suivi médian de 8 ans, 969 des 4 188 patients inclus ont eu un MACE, 1485 ont arrêté le traitement par PPC, tandis que 2703 ont continué à utiliser le traitement (>4 h/nuit). L’arrêt de la PPC était associé à une observance plus faible aux médicaments CV (p < 0,0001). Après ajustement pour les principaux facteurs de confusion, y compris l’observance des médicaments CV, l’arrêt de la PPC était associé à un risque élevé de MACE, de mortalité toutes causes confondues et d’AVC. L’ampleur de l’association différait selon les sous-types de symptômes et augmentait avec la sévérité de l’hypoxie nocturne.
Conclusion
Dans une vaste cohorte multicentrique de patients traités par PPC pour un SAHOS, l’arrêt de la PPC par rapport au maintien de la PPC était associé à un risque élevé de MACE et d’AVC.