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Abstract
En 1546, Marcantonio Flaminio, humaniste originaire de Serravalle dans le Veneto, publia pour la premiere fois son edition des Psaumes accompagnee a la fois d’une paraphrase en prose pour certains des pieces, et des trente-deux paraphrases dites « poetiques »1. Flaminio, qui figure parmi les poetes lyriques neo-latins les plus distingues de son temps, fut aussi, a l’epoque de la jeune Pleiade en France, l’un des poetes latins les plus imites des poetes vernaculaires des deux cotes des Alpes2. Connu principalement pour ses odes latines dans le style d’Horace, qui apparaissent, en cinq livres, dans le celebre compendium Carmina quinque illustrium poetarum, Flaminio fut aussi un poete sacre de grande renommee.3 La presente etude examinera le procede de l’humaniste qui, dans l’edition des psaumes, propose au lecteur une version des 150 poemes sacres, un commentaire « ad lineam », une paraphrase en prose a tendance amplificatrice, et, pour trente-deux des psaumes, une paraphrase en vers. A travers l’analyse des textes qui accompagnent le premier psaume dans l’edition de 1545, il convient de montrer que le commentaire et la paraphrase, qui precedent les paraphrases en vers, constituent un veritable chantier « philologique » dans lequel l’humaniste explore le sens et les champs lexicaux des mots qui apparaissent dans le texte biblique. Cette reflexion soutenue, sur le lexique des psaumes et les synonymes possibles, constitue le fondement d’une poetique, dont le trait distinctif est